La mort du jeune entrepreneur Francis Kitahanga Mabodia a bouleversé Kinshasa. Elle ravive le débat sur les bavures policières devenues fréquentes en RDC.

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De nombreuses voix dénoncent une violence incompatible avec la mission de la PNC.
Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, un drame s’est produit à N’djili.
Francis Kitahanga Mabodia se trouvait au balcon de son domicile familial. Il observait une intervention policière visant des présumés kulunas.
Selon des témoignages concordants, un policier a ouvert le feu sans justification claire. Une balle a atteint le jeune entrepreneur, entraînant son décès immédiat. Une autre balle a pénétré dans la maison, illustrant la gravité de l’acte.

Francis Kitahanga Mabodia était informaticien et chef d’entreprise. Il dirigeait Nerryprint, une société en pleine construction à Kinshasa.
Sa disparition laisse au moins douze employés dans une situation précaire.
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Une bavure de plus dans un contexte de violences récurrentes
Ce drame s’inscrit dans un contexte sécuritaire déjà très tendu à Kinshasa. Depuis plusieurs années, les opérations policières sont souvent critiquées. Elles sont accusées d’un usage excessif et désordonné de la force.
La Police nationale congolaise a pour mission de protéger les citoyens. Cette mission est inscrite dans la Constitution et les textes réglementaires.
Toute violation engage la responsabilité individuelle et institutionnelle.
Les organisations de la société civile dénoncent un manque de formation des agents. Elles pointent aussi un encadrement insuffisant des unités déployées sur le terrain.
Ces failles favorisent des actes irréversibles contre des civils innocents.
L’affaire Kitahanga Mabodia suscite une vive émotion nationale.
Des juristes parlent d’une honte et d’un échec de l’État protecteur.
Ils réclament une enquête indépendante et des sanctions exemplaires.
Au-delà de la justice pour Francis, une réforme profonde est exigée. Elle doit concerner la formation, la discipline et la chaîne de commandement.
La sécurité, la dignité et la justice restent des droits fondamentaux pour chaque Congolais.
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HenocK Nshimba Mueyema

