Kasaï oriental : Seuls 23 universités et instituts autorisés à fonctionner

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À l’approche de la rentrée académique 2025-2026, prévue pour le 15 octobre 2025, le Professeur Abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, Président de la Conférence provinciale des chefs d’établissements du Kasaï-Oriental, a publié une mise en garde officielle à l’endroit de toute la communauté universitaire, des autorités locales et de la population.

Il alerte contre la prolifération d’institutions illégales et rappelle que seuls 23 établissements sont autorisés par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) à inscrire des étudiants et à organiser les cours dans la province.

Cette annonce vise à protéger les étudiants contre les établissements non agréés, dont les diplômes ne seront pas reconnus par l’État.

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Universités et instituts reconnus : une liste claire et officielle

La liste des établissements reconnus comprend 4 universités, 5 instituts pédagogiques, 5 instituts des techniques médicales et 9 instituts techniques. Parmi eux : l’Université Officielle de Mbujimayi (UOM), l’Institut Supérieur Pédagogique de Lukalaba (ISP-L), et l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de la Croix-Rouge (ISTM-CR), pour ne citer que quelques exemples.

Ces institutions sont les seules à disposer d’un agrément ministériel, gage de la validité des formations offertes. Toute inscription ailleurs expose les étudiants à de graves conséquences académiques.

Le Professeur Cibaka invite les familles et les futurs étudiants à vérifier scrupuleusement la légalité de l’établissement choisi avant toute démarche d’inscription.

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Pourquoi cette mesure ?

Depuis plusieurs années, le ministère de l’ESU lutte contre les établissements fictifs ou non reconnus. Ceux-ci exploitent la précarité éducative pour attirer des étudiants avec de fausses promesses.

Au Kasaï-Oriental, cette régulation s’impose face à une explosion du nombre d’ »universités » privées sans base juridique ni infrastructure adéquate.

La publication de cette liste est un acte de transparence et de protection publique. Elle vise à garantir une éducation de qualité, conforme aux standards nationaux, et à éviter la dévaluation des diplômes congolais sur le marché de l’emploi.

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Henock Nshimba Mueyema

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