L’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM), établissement public de l’enseignement supérieur, a officiellement inauguré son tout premier laboratoire d’esthétique, mercredi 13 août. La cérémonie s’est tenue sur l’avenue Inga, en face de l’école Saint-Clément I, dans la commune de Dibindi, à Mbujimayi. Ce nouveau cadre marque un tournant majeur dans l’amélioration de la formation professionnelle au Kasaï oriental.
.
Un cadre moderne pour la formation pratique
Trois allocutions ont marqué la cérémonie : celles du directeur général de l’ISAM, du bourgmestre adjoint de la commune de Dibindi et de l’experte en esthétique, Marie Bel Ange Mbuyi.
Le professeur Peter Ngala Ntumba Kabashadi, directeur général de l’établissement, a salué cette inauguration comme un jalon important dans la modernisation des outils pédagogiques. Il a réaffirmé la vision de faire de l’ISAM un institut d’excellence dans le domaine de l’esthétique, au service de l’emploi et du développement local.
De son côté, le bourgmestre adjoint a reconnu l’importance de ce projet pour la jeunesse de Dibindi, soulignant son impact à long terme sur l’insertion professionnelle.
.
Un appui direct à la formation et à l’emploi
Désignée gestionnaire du laboratoire, l’experte Marie Bel Ange Mbuyi a présenté les services disponibles : coiffure, maquillage, massage, décoration, pédicure et manucure. Elle a exprimé sa gratitude envers le comité de gestion de l’ISAM pour la concrétisation de ce projet.
Elle a également invité la population locale à découvrir ce nouvel espace, conçu à la fois pour la formation et pour offrir des prestations professionnelles à coût abordable.
L’inauguration de ce laboratoire s’inscrit dans le processus national de redynamisation de l’enseignement technique et professionnel. Le Kasaï oriental, comme de nombreuses provinces, est confronté à un taux de chômage élevé chez les jeunes diplômés.
Pour y répondre, le laboratoire prévoit le lancement de formations accélérées, accessibles à la jeunesse locale. Objectif : leur permettre d’acquérir rapidement des compétences concrètes, en vue d’une insertion économique durable.
Par cette initiative, l’ISAM prouve sa volonté de relier la formation académique aux réalités du marché, dans une logique de développement local.
.
Un soulagement après des années de précarité
Avant l’ouverture de ce laboratoire, les étudiantes et étudiants de l’ISAM étaient contraints de réaliser leurs stages dans des salons de beauté privés. Or, ces établissements n’offraient pas toujours un cadre adapté à l’apprentissage, ni les équipements nécessaires pour une formation complète.
Cette situation limitait considérablement la qualité de l’enseignement pratique. Avec ce nouveau laboratoire, l’ISAM offre enfin un environnement stable, bien équipé et pédagogique, répondant aux normes modernes du secteur esthétique.
.
Henock Nshimba Mueyema

