Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 août 2025, plusieurs élèves finalistes de l’Institut Dipa Kadez, situé à Miabi dans la province du Kasaï Oriental, ont mis le feu à plusieurs salles de leur établissement scolaire. Ce geste de colère est survenu après l’échec massif des candidats à l’examen d’État session 2025.
Les flammes ont ravagé du matériel scolaire, du mobilier, ainsi que des documents administratifs et pédagogiques. Selon les premières estimations, les dégâts sont importants, même si aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Les autorités locales, appuyées par la société civile, condamnent fermement cet acte de vandalisme.
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Une réaction violente à l’échec scolaire
La société civile de Miabi s’est dite profondément choquée par cet incident. Elle appelle à l’ouverture d’une enquête rigoureuse afin d’identifier tous les auteurs de l’incendie. Elle insiste également sur la nécessité de sanctions exemplaires pour dissuader d’autres élèves de commettre des actes similaires à l’avenir.
Selon plusieurs témoignages, la frustration des élèves découle d’un taux de réussite très faible dans cette école. Certains dénoncent un manque d’encadrement et d’accompagnement pédagogique tout au long de l’année. D’autres pointent du doigt les conditions d’enseignement précaires et le manque de motivation des enseignants.
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Une problématique ancienne dans le système éducatif congolais
L’échec à l’examen d’État n’est pas un phénomène nouveau en RDC. Chaque année, de nombreux élèves échouent à cet examen national, souvent faute de préparation adéquate. Dans plusieurs régions du pays, cette frustration débouche parfois sur des réactions violentes.
En 2023 et 2024, des cas similaires avaient été enregistrés dans le Haut-Katanga et à Kinshasa. Des établissements avaient subi des actes de vandalisme après l’annonce des résultats. Ces événements posent la question du suivi psychologique et de l’orientation des élèves, surtout face à la pression familiale et sociale liée à la réussite scolaire.
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Henock Nshimba Mueyema

