Mpox : six nouveaux cas suspects à Kabeya Kamuanga

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La zone de santé de Kabeya Kamuanga, considérée comme l’épicentre de l’épidémie de Mpox dans la province du Kasaï-Oriental, a enregistré six nouveaux cas suspects cette semaine. Cette alerte a été confirmée par le Dr Jean-Pierre Sumba, médecin en charge de la surveillance de cette maladie dans la région.

Depuis le début de l’année 2025, 36 cas suspects ont été notifiés dans cette seule zone, dont un décès confirmé. Le Dr Sumba souligne que depuis le lancement du suivi renforcé en 2024, 59 cas suspects ont été enregistrés au total, répartis comme suit :

7 cas confirmés positifs

37 cas déclarés négatifs

15 cas en attente de résultats de laboratoire

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Une menace sanitaire persistante dans une zone vulnérable

« La maladie est bien présente dans la communauté« , alerte le Dr. Sumba Katenda. « Si nous avons déjà sept cas positifs, c’est que le virus circule activement. Le manque d’hygiène et le contact direct avec les malades ou les animaux infectés sont les principales causes de la propagation. »

Il invite la population à éviter tout contact physique avec les personnes présentant des symptômes, à ne pas manipuler les animaux suspects, et à renforcer les mesures d’hygiène telles que le lavage régulier des mains et la désinfection des objets partagés.

La zone reste actuellement sous haute surveillance épidémiologique. Des équipes médicales locales, avec l’appui de la division provinciale de la santé, poursuivent le traçage des contacts, l’isolement des cas suspects et la sensibilisation communautaire.

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Mpox en RDC : une résurgence préoccupante

Le Mpox, autrefois appelé « variole du singe », est une maladie virale zoonotique (transmise de l’animal à l’homme), avec des symptômes proches de ceux de la variole humaine. Elle se manifeste par de la fièvre, des éruptions cutanées, des ganglions enflés, et peut entraîner des complications graves.

La République Démocratique du Congo est l’un des pays africains les plus touchés par cette maladie depuis plusieurs décennies. Le Kasaï-Oriental, et particulièrement Kabeya Kamuanga, souffre d’un enclavement et d’un manque criant d’infrastructures sanitaires, ce qui complique les efforts de riposte rapide.

Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et promettent de renforcer la surveillance épidémiologique, en attendant les résultats des cas en cours d’analyse.

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Henock Nshimba Meuyema

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