Présidence: rififi administratif entre Vital Kamhere et le Conseiller à la logistique

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L’amateurisme au sommet de l’État est devenu la mode dans la gestion courante des affaires en RDC.

Il y a peu, le Conseiller du Chef de l’État en matière de sécurité s’arrogeait le droit de contrôle du survol et de l’atterrissage. Ce, au mépris de la procédure administrative en la matière, et sans égard au Ministre de transport, tuteur de l’aviation en RDC.

C’est maintenant au tour du conseiller à la logistique de nommer un Directeur des opérations de l’aviation présidentielle.

JP Mulamba Mutekemana, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a nommé le 04 mai un dénommé Munganga Mudjambira Douglas au dit poste.

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Kamhere tente un rappel à l’ordre

En date du 07 mai, par une note administrative, le Directeur de Cabinet du Chef de l’État accuse le Conseiller logistique d’usurpation de compétence.

Il qualifie cet acte de faute de faute lourde aux conséquences administratives et pénales. Et lui adresse une demande d’explications dans un délai de 24h à partir de la réception de la dite lettre.

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Le Conseiller donne une leçon de la procédure à Vital Kamerhe

Dans une lettre non datée, le Conseiller en logistique ne reconnaît pas la faute lourde lui imputée.

Pire encore, il affirme dépendre uniquement du Chef de l’État et non du Directeur de Cabinet.

Pour ce, il s’appuie sur l’article 23 de la décision 009/ 02 du 20 janvier 2019. Celle-ci organise le fonctionnement du cabinet du Chef de l’État.

Elle stipule:

 » Les membres des services du personnel sont à la disposition exclusive du Chef de l’État et accomplisse toutes missions que le président de la république leur confie.
Ils rendent compte de leurs missions directement au président de la république ou au Directeur de cabinet du président de la république, sur instruction personnelle du Chef de l’État
. « 

Il ajoute aussi que l’illégalité et l’usurpation des pouvoirs viennent du Chef de la logistique sortant.

Selon lui, ce dernier continue à poser des actes aux yeux et au sus de tous, dans l’illégalité.

 » Sans que personne ne lui demande aucune explication. « 

Une pique, sans doute, au Directeur de cabinet qui n’a jamais inquiété l’ancien chef de la logistique.

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Des couacs à éviter

Cet échange de correspondances laisse transparaître une certaine cacophonie. A croire que la lutte des pouvoirs et le clientélisme font loi au sein de ce Cabinet.

Le Chef de l’État qui déjà fait face à plusieurs défis au pays, doit aussi organiser son propre Cabinet.

Les différents couacs observées ça et là, doivent être élagués pour ne pas fragiliser cette institution de la république.

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Thierry Bishop Mfundu