Dauphinat de Joseph Kabila : E. Shadary renvoit la question au futur!

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La majorité présidentielle ne veut toujours pas lever le voile à propos du dauphin de Joseph Kabila à la prochaine élection présidentielle. Pourtant plusieurs noms sont cités dans le rang de l’opposition congolaise. Récemment nommé à la tête du parti, Emmanuel Shadary estime que la question du dauphin du président Kabila relève d’une des stratégies du PPRD. Cependant, le numéro deux du parti au pouvoir rassure que son parti alignera les candidats à tous les niveaux.

 

Le suspens pèse toujours au tour du dauphinat de Joseph Kabila. Mais, faut-il dire que, la bataille s’annonce très dure pour le scrutin prévu en décembre 2018. Du côté du pouvoir, le PPRD juge inopportune la question du dauphin.

Interviewé, 24h après Félix Tshikedi, par RFI, le Secrétaire permanent du PPRD, n’a pas non plus mis fin aux doutes. Emmanuel Sahadry a davantage entretenu le flou refusant catégoriquement de dévoiler le dessous de cartes du PPRD.

Il y a peu sur base des rumeurs, le nom de l’ancien patron de la territoriale a été cité parmi les dauphins. Sur cette question, aussi, E. Shadary a catégoriquement rejeté cette supposition.

Quant à ce qui concerne les noms de certains cadres cités, eux aussi, parmi les dauphins, l’élu de Kabambare ne rassure rien. « Chaque chose a son temps. C’est une stratégie», a t-il précisé. Shadary a en outre rassuré que le président Kabila – en fin mandat depuis 2016- va respecter la constitution.

 

Par ailleurs, la CENI compte au mois de juillet réceptionner les noms des candidats. C’est alors que le PPRD, sur base d’un large consensus, présentera son candidat.

 

En voulant tout gagné, Katumbi est bloqué

 

L’ancien Vice-premier ministre s’est, par ailleurs, montré très désolé pour la candidature de Moïse. Rien de surprenant. Poursuivit pour une affaire de spoliation immobilière, Katumbi est en instance de comparution depuis presque 2 ans. Il y a peu, le PGR avait lancé une nouvelle procédure judiciaire à son encontre pour détention d’une nationalité étrangère.

Se refusant même de citer le nom de leur ancien compagnon, Sahadary lance: « il est complètement bloqué celui-là. Il sera bientôt condamné».

Cette apparition médiatique qui revêt quelque peu l’image d’une réplique, n’a pas passé sous silence toutes les questions répondues par Fatshi. Ceci est visible lorsque Shadry fait une toute autre lecture au sujet de la decrispation du climat politique prévue par l’accord de la Saint-Sylvestre. Aussi, en parlant de la tenue certaines des élections en décembre, alors que son prédécesseur s’est montré pessimiste.

En ce moment, il s’agit de la bataille pour chaque parti d’aligner ses candidats aux élections. Cependant, certains acteurs politiques et de la société civile doutent encore sur la tenue des élections par rapport aux manœuvres de la CENI qui est accusée de favoriser la tricherie à grande échelle avec la machine à voter.

 

Grevisse Tekilazaya

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