Lubumbashi : le Maire nie tout incident lors du séjour de Felix Tshisekedi

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RASSOP

Dans un communiqué remis à la presse mercredi 25 octobre 2017, le Maire de la Ville de Lubumbashi, Jean Oscar Sanguza Mutunda, note qu’aucun incident majeur n’a été enregistré durant tout le séjour de Felix Tshisekedi et les militants interpelés par la police ont été libérés sans conditions.

 

En effet, précise-t-il, à son arrivée, le Président du Rassemblement a été accueilli et conduit au salon d’honneur où l’attendaient les responsables du Rassemblement avant de se rendre, entouré de ses collaborateurs sur tout son parcours, à la résidence du Coordonnateur du Rassemblement Grand Katanga où il a tenu en toute liberté un point de presse sécurisé par la police Nationale.

 

Le Maire de la Ville de Lubumbashi affirme également, que Felix Tshisekedi a organisé « toujours en toute liberté » des rencontres avec plusieurs notabilités du Rassemblement à l’Hôtel River Size dans la commune de Lubumbashi et que des cadres de cette plateforme avaient reçu de sa part toutes les informations ayant trait aux dispositions en vigueur relatives à l’organisation dans la ville des manifestations publiques conformément à l’Arrêté Urbain n°073 du 19 octobre 2015.

 

Pourtant rappellons-le, Felix Tshisekedi est arrivé lundi 23 octobre 2017 à Lubumbashi dans un contexte de répression ayant entrainé saccage de la permanence de l’UDPS et arrestation des plusieurs militants la veille.

Le jour de son arrivée, plus militants empêchés de se rendre à l’aéroport pour accueillir leur leader politique, avaient été dispersés à coup des gaz lacrymogènes.

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Mardi 24 octobre 2017, ses collaborateurs et lui-même avaient été brutalisé alors qu’ils tentaient de se rendre au centre de la ville où devrait avoir lui un meeting annoncé la veille.

 

Mercredi 25 octobre 2017, l’Union européenne, les USA, la Suisse et le Canada se sont dits profondément préoccupés par « les restrictions à la liberté de réunion imposées par le gouvernement de la RDC et les autorités locales »

 

« Nous regrettons particulièrement l’arrestation le 22 octobre de nombreux membres de l’opposition à Lubumbashi et appuyons l’appel de la MONUSCO à leur libération. L’interdiction de réunions publiques, la perturbation d’activités politiques pacifiques et les arrestations arbitraires sont incompatibles avec les normes démocratiques, en particulier la liberté de réunion et d’expression, que garantit la Constitution congolaise », s’étaient-ils indignés dans un communiqué conjoint.

 

Arthur Bitambi