Kinshasa: le prix de transport revu à la baisse?

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Le transport en commun semble revenu à son prix initial de 500 Fc après une hausse de 150 à 200 Fc. Depuis hier mardi, le prix du transport en commun se pratique à la baisse dans la ville province de Kinshasa.

De 650, 700 voir 800 Fc, le prix est désormais rentré à 500 Fc pour les trajets tels que Victoire Kintambo magasin, Yolo Kapela- Lemba, Kingasani-Zando.

Les bus de transport public ont placardé le prix de trajet (500 Fc) et le trajet sur leurs pare-brises. Les autres continuent à jouer au chat et à la souris avec les passagers.

Si vous payez 500 Fc, ils ne disent rien et si vous donnez 600 ou 700 Fc, ils ne vous remboursent pas le surplus à moins que vous ne le réclamiez.

Cette nouvelle tarification est le résultat des mouvements de protestation des étudiants de de l’ISTA, de l’IBTP et de l’ISTM. Ces derniers ont manifesté la semaine dernière pour protester contre la hausse du prix de transport.

 

Les récalcitrants ont du maille avec la police

N’ayant jusque là aucune base légale, cette baisse de tarification n’est pas appliquée par tous les conducteurs. Et la police interpelle, malgré tout, les véhicules et les conducteurs qui fixent le prix de transport à 600, 700 ou 800 Fc. Ils sont aussitôt amener devant des Opj pour être entendus.

Cet avant-midi, à la place victoire, un taxi-man malchanceux en a fait le frais. Accusé par les passagers d’avoir demandé 700 Fc pour la course Yolo Ezo -Victoire, il sera interpellé par la police.

Interrogé, il déclare : « je n’ai pas une information sur la nouvelle tarification depuis la hausse du prix de transport. D’ailleurs est ce que le prix de carburant a baissé à la pompe ? »

Malgré cela, il sera transporté manu militari au poste de police le plus proche.

Selon une source anonyme, la ville aurait suspendu son arrêté en attendant de trouver un compromis avec les transporteurs.

En attendant, une incompréhension terrible règne dans la ville entre les pro et les anti hausse de prix de transport. Et ce, sous l’œil vigilant de la police.

Un éclaircissement de l’autorité urbaine permettra de clarifier cette situation.

Nous y reviendrons!

 

Thierry bishop Mfundu

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