Duplication de l’UDPS: le CNSA, un simple figurant institutionnel ?

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La publication de la liste des partis et regroupements politiques a provoqué une levée des boucliers dans plusieurs états majors. Face à ce tollé, le CNSA appel au calme.

L’institution se dit inquiète des nombreuses incohérences et contradictions contenues dans la liste publiée. Surtout que le ministère de l’Intérieur n’a pas pris en compte l’accord du 31 décembre 2016 et encore moins les recommandations du CNSA.

Et face à l’opinion, le CNSA apparaît, alors, de plus en plus comme une coquille vide. Son rôle ne semble plus coïncider avec les aspirations politiques actuelles.

D’autant plus que l’Accord de la Saint Sylvestre dont il est censé être garant, a été à maintes fois violé sous l’oeil impuissant de cette institution.

 

Quid de l’impuissance du CNSA

Dans un rapport devant arbitrer un conflit entre UDPS, le CNSA avait reconnu à l’UDPS/ Tshisekedi seul le droit d’exister au détriment des UDPS nouvellement créés par les transfuges.

Pourtant, le Ministère de l’intérieur reprend sur sa liste 2 UDPS créés l’un par Bruno Tshibala (UDPS) et l’autre par Valentin Mubake (UDPS/Rénové).

Pire encore, l’UDPS/Tshisekedi et l’UDPS de Tshibala ont une même date de création: 17 janvier 1991. Un même siège: n° 2600, Petit Boulevard, Quartier Résidentiel, Commune de Limete. Et le même numéro d’enregistrement -91049.

Quant à l’UDPS/ Rénové de Mubake, il n’a ni adresse ni numéro d’enregistrement. Mais pour corriger cela, Valentin Mubaké à transmis au ministère les coordonnées de son parti. Lesquelles coordonnées se trouvent être les même que l’UDPS/Tshisekedi.

Donc 3 partis avec les même coordonnées. Ainsi, Corneille Mulumba, pionner de l’UDPS, a accusé le week-end le VPM Mova de violer intentionnellement la Loi.

Pour appuyer ses accusations, ce dernier rappelle que la loi interdit la coexistence de deux formations politiques avec les mêmes coordonnées.

Corneille Mulumba s’est interrogé, en outre, sur l’officialisation de l’UDPS de Mubake, un parti sans adresse ni numéro d’enregistrement.

En attendant, le CNSA a promu dans son communiqué de rechercher les corrections nécessaires. Mais quelle marge a-t-il ?

D’autant plus, qu’il semble être extirpé de toute sa subsistance. Toutes ces recommandations semblent être mis aux oubliettes. Qu’en est il de la décrispation politique ? Du dédoublement des partis ? Du financement des élections ?

Le CNSA paraît de plus en plus non crédible et hors de la portée des décisions les plus importantes.

 

Thierry bishop Mfundu

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