Dossier F. Muyumba : le Parlement de la Jeunesse Congolaise réaffirme le désaveu

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Dans une lettre du 27 avril signée par son Président Seydi Masudi , le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) annonçait le désaveu de Francine Muyumba. Un désaveu qui fait suite à plusieurs griefs en charge de la Présidente en exercice de l’Union Panafricaine de la Jeunesse (UPJ).

Dans cette correspondance, dont une copie est réservée au Président de la Commission de l’Union Africaine, le CNJ notifiait conséquemment le retrait de son soutien à Francine Muyumba comme présidente de l’UPJ.

« La République Démocratique du Congo retire sa confiance à sa ressortissante Francine Muyumba au poste du Président de l’Union Panafricaine de la Jeunesse pour plusieurs faits graves attentatoires à l’honneur du Pays et du Continent », précisait le CNJ.

 

Une procédure réfutée par son vice-président

Fait étrange, cette décision émanant de la majorité des membres du bureau a été rejeté par le Vice-président du CNJ. Claude Kangudia dit être non partant et dément l’inclusivité de cette décision.

Dénonçant un acharnement, Claude Kangudia estime que le CNJ n’a aucune prérogative légale pour lever Francine Muyumba de son poste à l’UPJ.

« Seydi Masudi n’a ni qualité ni compétence de retirer la RDC de l’UPJ. Le CNJ réitère son soutien à la Présidente de l’UPJ », s’interpose-t-il.

Et de poursuivre, » Francine Muyumba représente la RDC tel que mandatée par l’État Congolais entant que Haute Fonctionnaire Internationale. Cette démarche qui n’est pas du CNJ mais de Seydi Masudi est une diabolisation et de la manipulation politicienne.

 

Coup sur coup le président Masudi retorque

Cette réaction inopportune a obligé le CNJ de rappeler à l’ordre le vice-président, l’accusant même d’usurpation de qualité d’avocat.

Dans sa mise au point, le CNJ dit ne pas reconnaître à son vice-président la qualité de parler ou de représenter le bureau du CNJ.

A cette occasion, le CNJ notifie la suspension antérieure de Claude Kangudia par le bureau national. Ce, après un avis favorable de la majorité de ses membres.

Et de renchérir, « les décisions du bureau CNJ, notamment celle du retrait de confiance à Mme Muyumba pour les grief graves que Claude Kangudia qualifie d’acharnement par manque de discernement, sont prises après une réunion des membres du bureau. Ceux-ci siègiant à la majorité et votant quant à ce, et sont signées par son président élu, Monsieur Seydi Massudi ».

 

Les propos de Kangudia sans soubassement légal

« Le fait que Claude Kangudia, réitère unilatéralement sa confiance à Francine Muyumba au nom et pour le compte du bureau CNJ constitue une entorse grave à la procédure dans la mesure où le bureau du CNJ n’a pas été réuni pour la cause. Et pour preuve, aucun procès verbal ne  sanctionne ses propos.

Le bureau du CNJ promet d’engager une poursuite judiciaire contre ce falsificateur pour usurpation de pouvoir du Président. Une poursuite disciplinaire au Conseil de l’ordre sera aussi engagée pour usurpation de qualité d’avocat. Car ce dernier, impétrant de son état, ne peut pas se prévaloir la qualité d’avocat comme cela a été le cas dans toutes ses précédentes interventions médiatiques.

 

Point de vue soutenu par le PJC

Des propos confirmés par l’un des communicateur du CNJ, Arthur Omar Kayumba, Président du Parlement de la Jeunesse Congolaise (PJC).

Joint par capsud.net, Arthur Omar est d’accord avec Seydi Massudi et affirme l’inclusivité de ce désaveu.

 » En effet, le citoyen Claude Kangudia a été suspendu du Bureau du CNJ depuis Une année déjà. Il n’a aucune qualité d’engager le CNJ en renouvelant une quelconque confiance a la présidente sortante de l’UPJ. C’est de l’usurpation des fonctions publiques, passible de répression pénale. Seydi Massudi est le Président du CNJ, mais la décision de retrait de confiance en la personne de Francine Muyumba a été déicidée par l’ensemble des membres du Bureau, le PV fait foi. »

Le Président du PJC est aussi revenu sur les prérogatives du CNJ quant à désavouer ou maintenir sa ressortissante de la présidence de l’UPJ.

« Contrairement aux balivernes contenues dans la prétendue correspondance de Kangudia à Francine Muyumba, le gouvernement congolais n’est pas membre de l’UPJ, à ce titre il est incompétent . D’après les statuts de l’UPJ, les Etats membres sont représentés par les CNJs qui en sont les plénipotentiaires incontestables. Ni le Président de la République ne peut retirer la confiance à un membre de l’UPJ. C’est de la compétence exclusive du CNJ. Bien que le CNJ soit créé à l’initiative de l’Etat, il est mis a l’abri des abus de ce dernier.  Le  CNJ est para-étatique et constitué essentiellement par des Asbl qui en sont membres a tous les niveaux. »

 

Que reproche-t-on à Francine Muyumba?

Le CNJ reproche à Francine Muyumba d’abord et surtout, la malversation financière et les mensonges sur son salaire. Mais aussi la déstabilisation et la manipulation des plateformes nationales de la jeunesse dont le CNJ.

Griefs auquels il faut ajouter la corruption et empiétement du travail des organisations nationales de la jeunesse.

Si la logique du président Masudi l’emporte, Francine Muyumba devra donc quitter la présidence de l’UPJ. D’après, les statuts de l’UPJ tels qu’expliqués par le CNJ et réaffirmés par Omar Kayumba.

 » L’UPJ émane des CNJs, alors les postes de Bureau réviennent de droit à ces conseils nationaux. Et ce, conformément aux textes. Conséquemment ce retrait de confiance est une démission d’office d’un Etat, » conclut Arthur Omer Kayumba.

 

Moïse Dianyishayi

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