Conférence humanitaire de Genève : l’ONU fait marche arrière

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La non-participation de la RDC à la conférence humanitaire de Genève vient de connaître un nouveau tournant. Dans une lettre adressée au VPM et Ministre des affaires étrangères congolais, She Okitundu, les organisateurs ont fait un rétropédalage.

 

Le Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des affaires humanitaire vient de présenter ses excuses au Gouvernement congolais. Il a aussi signifié à la RDC la levée de la classification L3, soit le niveau de gravité le plus élevé. Suivant cette catégorisation, la RDC est un pays de catastrophe extrême et généralisé. Cela le met au même diapason que le Yémen et la Syrie.

« Je vous écris en particulier pour vous faire savoir que nous avons écouté attentivement vos préoccupations au sujet de la désignation de la crise humanitaire en RDC », peut-on lire dans la lettre de Mark Lowcock.

« les Nations-Unies désactiveront la désignation L3 au plus tard ce mois-ci ». Et cela avant de promettre d’en faire l’annonce officielle le mercredi dernier, a-t-il ajouté.

 

Le coup de gueule des autorités congolaises a-t-il payé?

 

Le Secrétaire général adjoint chargé des affaires humanitaires invite de nouveau la RDC à participer à la conférence de Genève. Elle doit en principe s’ouvrir le 13 avril prochain.

Cette conférence a pour objet la mobilisation des fonds pour faire face à la crise humanitaire en RDC, soit un levé de fonds estimé à 1000.000.000 $.

Mardi 3 avril dernier lors d’une conférence de presse, le Vice-premier ministre congolais en charge des Affaires étrangères avait élevé une vive protestation contre la classification L3 attribuée à la RDC par l’ONU.

She Okitundu estimait que cette catégorisation était en contraste avec la situation réelle sur terrain. Pour lui, la situation sur terrain est marquée seulement par des activités circonscrites des groupuscules terroristes et autres groupes armés.

Pour Kinshasa, cette catégorisation offre une mauvaise image de la RDC. Elle aura des incidents sur les investissements au pays.

En attendant, la RDC n’a pas changé d’avis et maintien sa décision de ne pas participer à cette conférence.

 

Thierry bishop Mfundu

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