CENI: Début du traitement qualificatif du fichier électoral

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Les membres de la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont procédé ce mercredi 14 février à l’inspection du travail de traitement qualificatif du fichier électoral.

 

Accompagnés du Directeur de la division électorale de la MONUSCO, les membres de la CENI ont assisté à une démonstration du traitement automatique du fichier électoral.

 

Pour information, 20.217.000 fichiers d’enrôlés sont en traitement. Un serveur dédié matche 150 mille cas par jour au minimum. Sur 45 jours soit d ici le 30 mars le travail sera fini.

 

Concrètement, deux adjudicateurs traitent indépendamment un même cas. S’ il y a avis contraire sur un doublon ou un mineur détecté par la machines, le superviseur tranche et soumets le cas à la cellule technique. Comme on le voit dans les trois photos ci-dessous, la machine détecte le visage, comparer les empreintes et compare les fiches remplis par l’enrôlé.

 

 

Un adjudicateur peut traiter 480 cas par jour au minimum. 3 vacations des équipes offrent un service 24h/24. Les doublons peuvent alors être expliqués de deux manières. Soit pour une raison quelconque le centre d’inscription a dû réimprimer la carte. Soit, encore, c’est l’électeur qui s’est enrôlés plusieurs fois dans un ou plusieurs centres d’inscription. Dans le deuxième cas la CENI retient le dernier enrôlement.

 

Conformément au calendrier publié en novembre 2017, la CENI prendra, à l’issue de cette étape de traitement, une décision de son assemblée plénière qui reprendra les statistiques des électeurs par entités électorales.

 

Signalons, qu’il y a peu, la CENI avait clôturé l’opération de révision du fichier électoral. A l’issue de cette opération, 46.021.454 électeurs avaient été enrôlés soit un taux global de 111,9% . Parmi les enrôlés, 24 231 197 hommes et 21.790.257 Femmes.

 

Naanga et sa machine à voter

 

Alors que les contestations fusent de partout, le président de la CENI, tient mordicus à sa machine à voter. Présent lundi lors de la réunion de l’ONU, Corneille Nangaa a insisté sur les avantages financiers de cette machine.

 » Avec plus de 45 millions d’électeurs, les trois scrutins combinés imposent l’implantation de 23.000 centres de vote.  Ceux-ci éclatés à environ 90.000 bureaux de vote et de dépouillement (…). Grâce à la machine à voter, le coût des scrutins a pu être réduit de 554 millions de dollars à environ 432 millions », a-t-il insisté.

 

Chadrack Mpereng

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