Kinshasa : Une insécurité programmée contre les catholiques ?

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Depuis la répression brutale avec des morts de deux manifestations des chrétiens laïcs catholiques par les forces de l’orge et de sécurité du régime, un cycle d’insécurité semble s’installer contre les catholiques comme en témoigne les événements de dernières 24 heures dans Kinshasa.

 

D’abord la « perquisition » musclée du soir du mardi 30 janvier 2018 par la police nationale congolaise au couvent des Sœurs Joséphistes de Kinziambi sur la 8ème Rue de Limete. Les forces de l’ordre étaient à la recherche de Mme Léonie Kandolo, une des responsables du Comité Laïc de Coordination (CLC) en clandestinité depuis qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre les leaders de ce mouvement à la base des marches des chrétiens catholiques. Les manifestations des 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018 s’étant soldé par plus d’une dizaine des morts dans les rangs des protestataires.

 

Malgré la présence de la Monusco et du Général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa ; nombreux dégâts ont été relevés dans le couvent des religieuses sans pour autant que Léonie Kandolo ne soit trouvée sur place.

 

Dans la nuit du 31 janvier 2018, c’est individu simultanément identifié comme militaire et policier qui a était intercepté au Centre Lindonge, lieu de résidence de l’Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Monsengwo. Papy Mondongo selon les documents d’identité trouvé sur lui racontait venir trouver l’Archevêque qui lui « devait » quelque chose.

 

Entendu sur PV par la société de gardiennage Efipros, il avait été récupéré par les éléments de la police nationale congolaise de Kinshasa, parait-il ; sur ordre du Général Kasongo.

 

Alors que les relations restent tendues entre le régime et l’Eglise catholique, l’opinion se demande si ces présumées attaques ne font-elles pas partie d’un plan bien organisé contre les catholiques ; surtout que des prochaines marches des laïcs sont attendues pour les jours à venir ?

 

En attendant, l’individu interpellé par le service de gardiennage du Centre Lindonge qui disait être venu demander une aide financière à Mgr Monsengwo a été remis à la police. L’affaire qui demeure louche donne lieu « à tous les soupçons » et on se le demande.

 

Article disponible sur http://www.afriwave.com/?p=7385

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