Congrès de l’UDPS : Le parti affûte ses armes pour un rendez-vous historique

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Le congrès tant attendu pour la restructuration de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS s’annonce déjà. Après la mise en place d’une Commission technique chargée de l’organisation de cet événement, la base s’organise en coulisse. Réunis autour des Présidents fédéraux et autres cadres, les combattants se préparent pour la réussite de ce rendez-vous historique.

 

Interrogé par capsud.net, Jean Jacques Elakano, Président fédéral de l’UDPS/Uvira se dit confiant quant à la réussite du congrès. Membre de la commission technique installée, il est chargé des études de faisabilité pour la meilleure organisation de cette rencontre.Un congrès qui, précise-t-il, n’a rien à voir avec la messe noire organisée tout récemment par Bruno Tshibala Nzenze.

 

Le congrès organisé par le Premier ministre et ancien Secrétaire général adjoint de l’UDPS n’est qu’une forfaiture. Surtout qu’il n’a pas respecté les prescrits des articles 19 et 26 du règlement intérieur du parti.

« Bruno Tshibala Nzenze ancien 5ème Secrétaire général adjoint de l’UDPS ne peut convoquer un congrès. Il [Tshibala] doit honorer la mémoire du Lider Maximo en respectant la hiérarchie du parti », interpelle Elakano.

Et d’ajouter, « Tshibala n’a pas respecté la procédure pour organiser un congrès conformément au texte du parti. Son pseudo congrès n’a donc aucune valeur légale ! ».

 

31 décembre 2017 sous le signe d’une détermination

 

Occasion pour ce jeune leader du Sud Kivu de condamner la militarisation des villes lors des manifestations organisées par l’opposition. Ce qui, selon lui, justifierait la faible présence de la population aux récentes manifestations car le peuple a peur !

 

« Le régime terrorise notre peuple. Il recourt à des anciens rebelles qui ont reçu l’ordre de tuer sur tout ce qui bouge. Le dernier rapport de Human Rights Watch sur les manifestations de l’opposition l’a révélé. Des rebelles du M23 ont été recrutés pour réprimer les manifestations », s’est-il plaint.

 

Qu’à cela ne tienne, renchérit-il, « le 31 décembre 2017, ça passe ou ça casse ! Joseph Kabila a déjà reçu sa sommation, sa carte jaune. Il n’aura pas une autre extension, il faut qu’il parte », conclut Jean Jacques Elakano.

 

Judith Thérèse Singa

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